Faut pas ecouter aku 

Reportage d'ENvoyé Spécial

Envoyé Spécial : La folie du CBD

Le 16 décembre 2021 passait sur France 2 un reportage sur le cannabidiol, réalisé par Julie Benzoni. Si vous n’avez pas pu voir ce reportage de 25 minutes, ou bien son replay, pas de panique, l’équipe Kilogrammes vous en fait un résumé !

Des boutiques CBD partout en France

Ce sont plus de 1500 boutiques CBD que l’on compte sur le sol français, que ce soit celles situées dans les grandes et petites villes. Depuis 2018, ce type de marchandises ne cesse de fleurir, ouvrant une nouvelle perspective de marché. Et c’est pour cela que l‘équipe d’Envoyé Spécial a décidé d’enquêter un peu sur ce sujet.

Et puisque cette émission, c’est entre 1 et 3 millions de téléspectateurs qui la regardent, cela pourrait aider à faire passer un message aux autorités publiques, donnant plus de poids dans le combat du CBD.

En effet, bien que ce soit légal de consommer du CBD en France, pourquoi ce reportage alors ?

Tout simplement car il existe de nombreuses incohérences entre les lois françaises et les lois européennes, qui devraient, en tout cas sur ce sujet-là, être les mêmes. La France est d’ailleurs le seul pays de l’UE où il est illégal de cultiver du chanvre et de le vendre également.

La culture du chanvre en France est illégale

Les produits CBD que vous trouverez dans les boutiques physiques situées en France sont des produits issus de commerces étrangers, en provenance de divers pays de l’Union Européenne. En effet, pour que le chanvre soit autorisé à la consommation sur le sol français, il faut que ce dernier possède un taux de THC inférieur à 0.2%, et c’est une réglè qui est respectée par tous les pays de l’UE.

Mais c’est là que c’est assez paradoxal, car le CBD est légal en France, mais nous n’avons pas le droit d’en cultiver…

Comme le dit si bien l’agriculteur Creusois que l’on voit dans le reportage ; “C’est comme si on nous autorisait à élever des cochons mais que l’on nous interdisait de vendre le jambon, qui représente 50ù de la valeur du cochon”

L’image de l’incohérence française est donc très claire. C’est pourquoi l’équipe d’Envoyé Spécial se rend à la sortie du conseil des ministres pour essayer d’interroger sur ce paradoxe, et ce, après mainte demandes d’interviews restées sans réponse.

Le CBD est la Justice

Devant l’Élysée, la reporter d’Enquête Spécial” essaie d’interroger les ministres sortants, comme Gérald Darmanin, ministre de l’Intérieur, sur la culture du CBD en France et du problème d’incohérence, mais celui-ci décline l’invitation.

C’est alors Julien Denormandie, chargé de l’Agriculture, qui accepte de répondre à la journaliste, est relève qu’il y a en effet une cohérence, tout en expliquant pourquoi cette dernière existait ;

“Quand vous autorisez un produit à l’import, mais pas sa production en France, il y a des incohérences, mais il faut savoir qu’on a deux enjeux, à savoir des enjeux agricoles et des enjeux sanitaires et donc d’encadrement”

On est pas plus avancé donc avec cette réponse; qui ne surprend pas tellement la journaliste, commentant en voix-off que la campagne présidentielle est le signe que le sujet du CBD est un dossier très politique.

Que penser de ce reportage ?

Bien qu’il existe certaines bourdes dites dans le reportage, ce dernier est plutôt bien tourné, et essaie, en tout cas c’est le ton que l’on perçoit tout au long, de dédiaboliser le chanvre, et surtout de montrer les soucis que peuvent avoir les personnes qui souhaitent faire du chanvre Français.

La journaliste amène dans le débat public toutes les incohérences françaises autour de cette molécule. Mais l’on sent tout au long du reportage, que les réalisateurs tiennent une certaine position positive envers le cannabidiol; et ça fait plaisir !

Surtout qu’un projet d’arrêté ministériel pourrait interdire totalement la vente de fleurs CBD. En effet, quel que soit sa provenance les fleurs pourraient disparaître des rayons de magasin CBD; et avec tous les produits dérivés des fleurs, signant l’arrêt de mort des commerçants, dont la fleur représente “70 % du chiffre d’affaires”….

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