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origines du CBD

Aux origines du CBD

Le cannabis connaît un regain de popularité incroyable ces derniers temps, on sait pas si tu l’auras remarqué. Autrefois diabolisé, ses consommateurs catalogués et ostracisés, la consommation de cette plante est redevenue très courante et on s’en réjouit. On connaît ses composés dénommés “cannabinoïdes”. Mais que sait-on de ces cannabinoïdes ? Quelles sont les origines du CBD ou encore celles du THC ? Car ce sont quand même ces molécules qui ont retenu l’attention de beaucoup de monde, notamment celle des chercheurs médicaux. Le cannabis dit “thérapeutique” fait régulièrement l’objet de campagnes demandant sa légalisation.

Comme on te le disait plus haut dans l’article, il existe différents cannabinoïdes. On retrouve le fameux THC, qui est une molécule qui fait “planer” le consommateur. Cependant, c’est le CBD, un autre type de molécule contenue dans le cannabis, qui est le plus recherché dans le cannabis.

Son potentiel a été révélé par les nombreuses recherches effectuées au cours de ces dernières années et ce, pour diverses raisons.

Le premier avantage du CBD sur le THC, c’est qu’il est non psychoactif ; cette qualité le rend précieux aux yeux des chercheurs et de l’industrie pharmaceutique. Pourtant, ce composé populaire ne l’a pas toujours été !

Sa plante, le cannabis, fait encore l’objet d’interdictions actuellement, dans une grande partie des pays d’Europe, comme c’est le cas en France par exemple.

Alors on va plutôt se pencher sur le CBD, comprendre quelles sont les origines du CBD ? Pourquoi le CBD occupe-t-il cette place privilégiée dans la recherche ? On t’explique tout tout tout.

Un retour aux origines du CBD : l’historique du cannabis, la plante porteuse du CBD

Le cannabis (encore appelé “cannabis Sativa”) est une plante à fleurs qui pousse naturellement partout dans le monde, mais elle a une préférence pour certaines régions en particulier : celles au climat tropical et humide ou bien dans des zones de montagnes, en altitude.

En allant au-delà de son illégalité, on va découvrir une formidable histoire qui a rythmé sa culture au fil des ans. Le cannabis a occupé une place importante dans de nombreuses civilisations et ce, pendant de nombreuses années.

Dans la civilisation chinoise

Les premières traces du cannabis remontent à longtemps, plus de 2 000 ans avant notre ère (plus précisément en 2 300 ans av. J.-C.).

Ce dernier était déjà présent dans les cités chinoises ; sa culture servait à alimenter l’industrie du textile. En effet, le chanvre était la matière première qu’utilisaient les Chinois pour fabriquer les fibres et cordes vestimentaires qu’ils utilisaient dans leur quotidien.

D’autre part, il était prisé pour ses vertus curatives ; on s’en servait pour guérir des maux communs tels que les douleurs menstruelles par exemple.

Comme preuve de sa popularité ancestrale, plusieurs recherches et sources ont mis en évidence la présence de cannabis dans des chambres funéraires. Et cette méthode été déjà utilisée un millénaire avant notre ère ! De plus, de nombreuses sources archéologiques ont daté la consommation de cette plante jusqu’à 10 000 ans av. J.-C., que ce soit le cannabis ou le chanvre, deux plantes similaires. Un constat s’impose alors clairement : la culture du cannabis était usuelle, puisqu’on s’en servait quasi quotidiennement. Alors, une question se pose : pourquoi la prohibition du cannabis, qui était un produit du quotidien, a t-elle était déclarée, rendant ce produit illégal de nos jours ?

En Inde

En dehors de la Chine, la culture et la consommation du cannabis ont aussi été retracées en Inde. Là-bas, la plante constituait un élément essentiel utilisé lors des grandes manifestations et des séances de spiritualité. Il était aussi ingéré sous forme de boisson ; le “soma”, qui est un breuvage administré lors de ces fameuses séances spirituelles et était essentiellement composé de cannabis, mais pas que ! On y retrouve des champignons hallucinogènes, du miel, du lotus bleu, du lait et de la grenade.

D’ailleurs, le peuple hindou fabriquait aussi une boisson composée de cannabis et la destinée aux grandes manifestations comme ailleurs dans le pays. À partir de là apparaissent les premières traces de l’usage du cannabis pour ses propriétés psychoactives. Il servait à stimuler le corps et l’esprit lors des séances méditatives et autres. De nombreuses variétés et extraction de cannabis étaient couramment utilisées, comme c’est le cas du hash.

Dans le reste du monde

Après l’Inde et la Chine, l’utilisation du cannabis s’est répandue au continent européen et ça, c’est grâce aux échanges commerciaux. L’Europe, engagée dans des projets d’expansion de ses territoires, a aussi transmis son usage fréquent aux peuples qui ont croisé sa route. C’est une sorte d’échange équivalent grosso modo.

C’est de cette manière que le cannabis a été introduit en Amérique aussi, en utilisant les voies commerciales. Il a ensuite su faire très naturellement sa place, et fait partie maintenant des usages “anciens”.

Par ailleurs, le cannabis était un médicament reconnu en Amérique, au cours du XXe siècle. Son utilisation était similaire à celle de la Chine et de l’Inde : industrie textile, médicamenteuse et spirituelle.

C’est pas pour rien que des pays comme le Brésil, le Chili ou le Paraguay sont classés parmi les plus grands producteurs mondiaux de cannabis !

Le cannabis : connaître la plante

On compte pas moins de trois variétés différentes de cannabis. On retrouve les variétés “Sativa”, “Indica” et “Ruderalis”. Mais est-ce que la Sativa, la Ruderalis et l’Indica sont trois variétés distinctes ou appartiennent-elles à une même grande espèce ?

Les chercheurs ont du mal à se mettre d’accord sur les paramètres à prendre en compte pour les distinguer les unes des autres. Cependant, tous s’accordent à dire qu’on peut se baser sur leur morphologie en premier.

  • La variété Sativa : la plante obtenue grandit énormément. Certaines plantes de cannabis sativa peuvent atteindre jusqu’à deux mètres de hauteur ! De vraies géantes ! Ses feuilles ont une couleur vert clair, de taille très petite. On peut également compter de nombreuses ramifications entre les multiples plantes, qui  surviennent au cours de la croissance.
  • La variété Indica : elle est beaucoup plus petite que sa soeur, la sativa, puisqu’elle mesure entre 1 et 1,30 mètre au maximum. Ses feuilles sont beaucoup plus foncées et élargies, comme si elle devait compenser sa taille. Bien sûr, les plantes se ramifient aussi au cours de la croissance comme pour la variété Sativa, mais de manière beaucoup plus intense.
  • La variété Ruderalis : c’est la plus petite des soeurs, mesurant à peine 70 cm de hauteur. Par contre, elle se distingue par la présence de larges feuilles portées par de minuscules tiges. Autre particularité de la variété Ruderalis : sa floraison se fait en fonction de son âge et non de la luminosité ou des saisons, comme c’est le cas pour les deux autres.
 

Leur point commun c’est le fait qu’elles contiennent toutes un stock plus ou moins important de cannabinoïdes. Seul le pourcentage des concentrations varie selon que l’on se trouve avec une Sativa, une Indica ou une Ruderalis.

Les cannabinoïdes du chanvre

Les cannabinoïdes les plus connus sont :

  • Le THC : c’est l’abréviation du terme “tétrahydrocannabidol”. C’est un composé dit psychoactif, puisqu’il offre des effets psychotropes, qui est l’effet principalement recherché lorsqu’on consomme du cannabis. C’est elle qui donne cette impression de planer, d’être “high” ou “stone”. Les variétés Indica et Sativa sont celles qui contiennent le plus de THC.
  • Le CBD : ou “cannabidiol”. La variété Ruderalis est celle qui contient les plus hauts taux de CBD.
 

Depuis quelques années, la science s’est mêlée de la culture du cannabis. Des chercheurs ont alors réussi à modifier génétiquement ces plantes. Désormais, n’importe quelle variété peut avoir un taux élevé de CBD ou de THC, selon le désir de celui qui manipule la génétique de la plante.

De plus, il existe aussi des variétés dites “hybrides”. C’est en fait le résultat de croisements entre les trois variétés principales qu’on vous a cité plus haut.

Mais pourquoi faire un tel mélange ? Tout simplement pour augmenter ou réduire les concentrations de cannabinoïdes selon la variété. C’est comme ça qu’on arrive à faire des plants avec de hauts taux de CBD. En parallèle, on peut également doser le THC, afin de s’assurer de pas dépasser la dose de 0.3% dans le produit final, comme l’exige la législation actuelle. 

Le retour aux origines du CBD

Comme on te le rabâche dans cet article depuis le début, les composés actifs du cannabis font l’objet d’une attention particulière, surtout du coté du secteur médical.

Auparavant, seul le THC recevait tous les honneurs. Mais ce temps est révolu !  Désormais, le CBD jouit d’une popularité sans précédent, principalement pour ses effets thérapeutiques connus. Mais qu’est-ce qui est à l’origine de ce changement de perception ?

La molécule de CBD

Connaissant les origines du CBD, on sait également que ce dernier se trouve naturellement dans le cannabis à hauteur de 40 % environ. Contrairement à son homologue le THC, il est non psychoactif et a donc été mis sous les projecteurs. C’est grâce au chercheur israélien Raphael Mechoulam, chimiste biologiste émérite, enseignant de chimie médicinale à l’université israélienne de Jérusalem. Au cours de sa recherche, il ciblait principalement les composants qui étaient à l’origine des effets que provoque la consommation du cannabis. Depuis cette période, la connaissance du CBD a été popularisée grâce à ses recherches, alors on peut largement dire merci à ce monsieur !

Le résultat de ses recherches ont soulevé que le CBD, après ingestion, interagit avec le système endocannabinoïde (SEC) grâce à la présence de récepteurs. Le SEC, c’est un système qui se trouve dans notre organisme, et qui agit sur différentes fonctions comme :

  • La régulation de l’appétit,
  • L’humeur et la mémoire,
  • La sensations de douleur,
  • etc.

En modifiant l’état de notre SEC, on peut modifier l’état de notre organisme, dans le bon sens. Par exemple, si tu souffres de troubles du sommeil, le CBD peut agir sur les récepteurs CB1 et CB2, ce qui pourrait t’aider à trouver le sommeil plus rapidement, et donc t’offrir une qualité de sommeil plus intéressante.

Les vertus du CBD

Le CBD a de nombreuses vertus thérapeutiques dont il serait dommage de pas profiter.

C’est à la fois un anti-inflammatoire, neuroprotecteur, antidépresseur, antioxydant, anxiolytique, analgésique, antipsychotique. C’est une bonne grosse liste, t’en conviendras !

Bien sûr, les effets obtenus varient selon la dose administrée au cours de l’utilisation d’une part, et de la présence d’autres composés du cannabis d’autre part.

Selon le chercheur Raphael Mechoulam, la force conférée au cannabis dans sa version thérapeutique est essentiellement due à la présence et aux interactions avec d’autres composés de la plante. Ainsi, le CBD sera porté à son maximum grâce à la présence du THC et d’autres composés comme les flavonoïdes et les terpènes par exemple. Ce sont des combinaisons gagnantes !

Le cannabidiol de demain, retour aux origines du CBD ?

C’est pas les découvertes sur le cannabis qui manquent et pourtant, il y a encore de la matière ! La principale difficulté liée à l’utilisation du cannabis réside dans sa légalité ; ou plutôt dans son absence de légalité, et ce dans de nombreux pays à travers le monde.

Cependant, de plus en plus de personnes militent en faveur d’une reconnaissance de cette plante, surtout dans le secteur médical. Au final, ce sera peut-être un juste retour aux sources. L’utilisation que l’on aura du cannabis demain sera identique à celle que nos ancêtres avaient.

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