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série Arte "Cannabis"

La série Arte “Cannabis”

Pour finir la semaine en beauté, rien ne vaut une petite série pour bien entamer son week-end. Mais parfois on a du mal à trouver une série qui nous plaise, soit parce qu’on en a déjà tellement vu qu’on a du mal à en trouver des nouvelles, soit parce que les thèmes des séries ne nous conviennent pas.

Avec la série “Cannabis“, on est sûr de vous faire plaisir ! Si vous aimez l’action, le suspens et puis le cannabis bien entendu, alors cette série est faite pour vous !

Une série sur le trafic de drogue

Cette série démarre par un plan de nuit, au large des côtes espagnoles, où l’on voit deux hommes détourner un bateau qui transporte une grosse quantité de cannabis. Les deux criminels auraient pu faire un braquage parfait, si la marchandise n’avait pas appartenu au plus gros trafiquant de Marbella, El Feo qui est aussi puissant que cruel.

Un différend éclate alors entre les deux voleurs, ils se tirent dessus ! Tandis que l’un disparaît en pleine mer, l’autre prend la fuite. C’est comme cela que démarre le premier épisode, créant chez le spectateur une curiosité qui le pousse à poursuivre l’épisode (et ceux qui suivent).

“Plus qu’une série sur le trafic, c’est une série sur les trafiquants” annonce Virginie Brac, l’une des trois coscénaristes de cette série policière méditerranéenne, coproduite par Arte et la cinéaste Tonie Marshall et la réalisatrice Lucie Borleteau. Ainsi, dans la série “Cannabis“, on suit le travail quotidien des trafiquants de drogues et les différents protagonistes, en passant des grands barons du cartel, aux petits revendeurs de cités. On y découvre l’anatomie d’un business de cannabis, en partance du Rif marocain, la ville de Marbella dans le sud de l’Espagne et dans la cité de la Roseraie à Villiers-le-Bel, en France et l’on comprends un peu mieux comment s’articule un cartel.

Cannabis contient six épisodes, la qualifiant de mini-série, et la particularité de cette dernière, c’est que le côté “policier” avec l’intervention des forces de l’ordre, sera presque passée sous silence. En effet, tout au long de la série, on ne verra pas l’ombre d’une épitoge ; à peine apercevra-t-on celle d’un brassard de police.

Le but ? Évitez l’éternel combat entre “les policiers gentils” et les “trafiquants méchants” et montrer un pan de ce trafic sous un autre jour. “L’enjeu était de donner une vie propre aux dealers, de les montrer pour ce qu’ils sont aussi : des gens au travail”, poursuit ­Clara Bourreau, troisième membre de l’équipe d’écriture.

Des personnages riches et hauts en couleurs

On y découvre donc différents personnages, comme :

  • Le grand méchant El Feo en train de faire son job
  • Anna, sa femme, qui reprendre au pied levé les affaires pas très nettes de son mari.
  • Morphée, le caïd nerveux et au sang chaud, qui essaie de garder le contrôle sur la cité de la Roseraie,
  • Shams, le “lieutenant” de Morphée, qui apprend à plonger dans le grand bain et nager avec les requins.

On suit l’histoire donc de ce quatuor d’anti-héros, autour desquels gravitent plusieurs histoires et plusieurs autres rôles mineurs, qui se lient in fine toutes entre elles.

Maillon après maillon, au gré de scènes la série dévoile toute la chaîne humaine organisant le trafic dans la cité.

Par exemple, on découvre les ficelles du “métier”, en voyant par exemple certaines fonctions des acteurs qui compose un cartel de drogue.

Par exemple, les “nourrices” sont des personnes qui acceptent de cacher la drogue chez elles, moyennant salaire bien entendu. Certaines “nourrices” ont un “four”, qui est en fait un supermarché de la drogue planqué dans l’anonymat d’un appartement.

C’est Hamid Hlioua, coscénariste, qui a créé l’intrigue, de qui témoigne :

“J’ai grandi dans une cité très populaire, j’étais, disons, sensibilisé au thème… Et, de la même manière qu’on n’écrit pas une série sur les traders sans aller voir ce qui se passe dans les salles de marché, je me suis entretenu avec des trafiquants, en banlieue parisienne, dans le Rif, à Marbella, j’ai assisté à de grosses transactions…” raconte-il, et ira même jusqu’à faire relire le scénario à quelques-uns de ces interlocuteurs !  “L’idée de départ comme l’envie de raconter ce milieu sous l’angle des gens au travail me sont venues d’un type qui, quand je l’ai rencontré, était en dépression. C’était quasiment Tony Soprano ! Il venait de perdre 600 kilos de marchandise, il était en burn-out et voulait abandonner le business pour monter une compagnie d’ambulances. Bon, finalement, il a fait un gros coup et il est parti à l’étranger…”

Que pense Kilogrammes de la série “Cannabis” ?

Une série assez courte, qui se laisse facilement regarder, et qui sait intéresser le spectateur. Ce qui nous apprécions le plus, c’est que la série d’Arte ne montrera pas le gentil petit fumeur installé gentiment dans son canapé, pas de roulage et de fumage de joint non plus, mais une approche sur la violence du milieu, les pressions et les assassinats, qui est essentiel pour nous de voir, puisque cela rend la série encore plus authentique.

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