Afrique Centrale

Cannabis et légalisation – Afrique Centrale

Nous voilà repartie sur les routes de la légalisation du cannabis ! On s’est arrêté la dernière fois sur l’Afrique de l’Est, où l’on a pu constater que le trafic de drogue constitué une grande part de l’importation du cannabis. Bien que quelques progrès aient été faits depuis, le cannabis n’a pas encore trouvé sa place en Afrique de l’Est. Mais serait-ce différent en Afrique Centrale, ou bien le cannabis est-il aussi mal vu que dans les autres parties de l’Afrique ?

C’est justement ce que nous allons voir dans ce nouvel article de blog !

L’Angola, un ancien vendeur de cannabis

Dans le passé, c’est-à-dire avant la guerre civile en 1975, la vente et l’approvisionnement en cannabis n’étaient pas considérés comme un problème majeur. En effet, avant, l’Angola vendait librement du cannabis aux navires de passages. 

Mais depuis quelques années, le pays est devenu, comme de nombreux autres pays d’Afrique, une importante plaque tournante de trafic de drogue. Ces drogues viendraient de l’Amérique Latines, et ne feraient que “traverser” l’Afrique Centrale, pour les revendre ailleurs, notamment en Europe. C’est pourquoi les autorités ont fini par être beaucoup plus fermes.

C’est donc “grâce” au conflit interne au pays, que la lutte antidrogue a été ramené en avant, le gouvernement essayant à présent de s’attaquer au problème.

Ainsi, la consommation, l’achat et la vente de cannabis sont considérés comme illégaux. Cependant, bien que les mesures soient actuellement plus sévères, la peine de mort n’est plus appliquée car abolie en 1992. Ouf !

Le Cameroun, un double système judiciaire

Le pays conserve ce que l’on appelle un double système judiciaire, issu de son passé colonial.

Ainsi, la plupart des régions suivent le système juridique civil, qui repose sur l’ancienne administration coloniale française, tandis que d’autres régions continuent à appliquer la tradition de la common law.

Cela complique énormément les affaires pénales, car le Code pénal ne fait allusion à aucun narcotique d’aucun genre.

Cependant, bien qu’il soit illégal, le cannabis est répandu au Cameroun. En effet, le trafic de drogue est toujours un important problème.

Par exemple, les aéroports et les ports maritimes du Cameroun sont très fréquentés par les trafiquants, et les forces de police peinent à contrôler le flux de drogues qui entrent et sortent du pays.

Récemment, les autorités camerounaises ont fait appel à des organisations externes et d’autres gouvernements à l’échelle mondiale afin de les aider à régler cette histoire de trafic de drogue.

Ainsi, en 2016, le pays a rejoint l’UNODC pour lancer deux forces d’interdiction aux aéroports de Douala et d’Yaounde.

Mais la culture du cannabis se poursuit toujours au Cameroun, notamment parce que sa valeur marchande est élevée. Ainsi, les agriculteurs préfèrent cultiver du chanvre, plutôt que des denrées alimentaires, car ils y gagnent beaucoup plus, même au prix du risque encouru.

Le Gabon, la Guinée équatoriale et la République Centrafricaine dans le même panier

En effet, ces trois pays ont le même point de vue au sujet du cannabis : il est illégal.

À partir de là, que ce soit sa vente, sa consommation ou sa possession sont condamnables juridiquement, que ce soit via des amendes, ou bien de la prison.

Comme les autres pays d’Afrique, le trafic de drogue règne sur ses territoires, bien que les autorités et les forces de l’ordre fassent tout leur possible pour stopper ce marché.

République démocratisque du congo

République démocratique du Congo

Se relevant à peine des deux guerres qu’elle a subie, la population de la République démocratique du Congo se tourne vers le cannabis pour trouver une source de revenue simple et rapide.

Bien que le pays regorge de minerais, il est plus simple pour les locaux de cultiver et revendre du cannabis. Ainsi, bien que le cannabis soit officiellement classé comme drogue illicite, il continue à être cultivé à grande échelle, et ce, dans tout le pays.

Alors il existe bien des pénalisations à ce type de comportements, mais les peines d’emprisonnement sont rarement appliquées, car la loi n’est que très peu respectée, et la corruption est omniprésente.

Or, les États-Unis ont commencé à mettre la pression au gouvernement congolais leur commandant de mieux contrôler le trafic de drogue dans le pays, ce qui se traduit inévitablement par davantage de saisies et d’efforts d’éradication.

Les autres pays d’Afrique Centrale au même niveau

Si on devait résumer l’état de la légalisation en Afrique Centrale, c’est que ce type de plantation n’est pas autorisé, puisqu’elle est considérée comme illégale dans la plupart des pays qui composent le continent africain.

Cependant, ce même continent est une véritable plaque tournante de drogue, souffrant de trafic de drogue, dont le cannabis fait partie. Les gouvernements ainsi que les forces de l’ordre luttent contre ces trafics, qui ne cessent pourtant de gagner du terrain.

De plus, l’Afrique a subi pas mal de conflits depuis de nombreuses années, lui faisant perdre pas mal d’argent, en plus de la perte de sa population.

C’est pourquoi, la population locale se tourne rapidement vers la culture et la vente de cannabis, car ce type de marché comporte moins de risques physiques que l’exploitation minière par exemple. Et comme c’est un produit rapidement renouvelable, il est alors plus intéressant de s’initier à la culture du cannabis.

Bien que les risques soient grands, allant d’une simple amende à une condamnation à mort, la population choisit quand même de prendre le risque. De plus, les autorités sont souvent soudoyées, à base de pot-de-vin, que les cultivateurs et les revendeurs offrent aux forces de l’ordre.

Et même si l’Afrique Centrale a fait appel à des instituts étrangers pour leur venir en aide, ces derniers n’ont pas pu faire évoluer les choses assez rapidement. Pire que ça même, les USA ont également offert de l’aide militaire dans le passé, mais ils se sont retirés en 2019 à cause d’inquiétudes par rapport à la violation des droits de l’homme.

Conclusion

L’affaire du cannabis en Afrique Centrale est donc très difficile à régler, et ce, malgré les efforts politiques et humains mis en place.

Peut-être que la solution pour régler au maximum ces conflits serait de légaliser l’usage et la culture du cannabis, non ?

Cette question restera en suspens, jusqu’à ce que l’Afrique Centrale trouve une solution.

L’article de blog est maintenant terminé, l’équipe Kilogrammes espère qu’il vous a plu.

On vous souhaite un bon week-end, reposez-vous bien et on se retrouve lundi prochain pour une recette assez… vinaigrée !

Bon week-end !

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