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culture weed et environnement

La culture du cannabis et l’environnement sont-ils compatible ?

L’écologie est un sujet important, surtout depuis quelques années où le réchauffement climatique et les différents impacts des actions de l’Homme sur la nature sont abordés. En France, on ne peut pas cultiver de cannabis, puisque c’est un produit considéré comme illégal, mais la culture de la weed est permise dans d’autres pays, comme les États-Unis, le Canada, les Pays-Bas, etc.

Et on peut se demander si la culture de cannabis, avec les infrastructures que ça demande, l’énergie en termes de lumière et de chaleur que ça implique, est-ce que la culture du cannabis est bénéfique pour l’écologie ?

Légalité du cannabis engendre une hausse de la production

Qui dit légalisation d’un produit, dit augmentation de la demande et donc de la production. À ce jour, une quarantaine d’États en, Amérique du Nord autorisent la consommation de la plante à des fins médicales et/ou récréatives. Cette industrie du cannabis représente plus de 50 milliards de dollars, soit environ 42 millions d’euros, et ne cesse d’augmenter (+10% en 2010).

Malheureusement, qui dit culture de masse dit impact environnemental. C’est ce que confirme une nouvelle étude publiée dans la revue Nature Sustainability, qui fut menée par des chercheurs de la Colorado State University. Cette étude porte sur les émissions de CO² associées à la production du cannabis aux États-Unis.

Le compte-rendu de l’étude montre que l’empreinte carbone peut varier d’un État à l’autre mais elle est dans tous les cas non négligeable. Ainsi, d’après le rapport de cette étude, les émissions oscillent entre 2,3 et 5,2 tonnes d’équivalent de dioxyde de carbone par kilogramme de fleurs séchées produites. En gros, ça équivaut à l’utilisation de 25 à 60 litres de carburant.

Nous savions que les émissions allaient être importantes mais parce qu’elles n’avaient pas été pleinement quantifiées jusqu’ici, nous avons pensé que c’était une vaste opportunité de recherches“, a commenté Hailey Summers, doctorante de la Colorado State University qui a dirigé l’étude.

Un mode de culture qui demande beaucoup d’énergie

Mais pourquoi l’empreinte carbone du cannabis est-elle aussi importante ? La raison première est due au mode de culture de ce dernier. En effet, aux États-Unis, 40% de la production se fait dans des environnements intérieurs, car il est plus simple de contrôler des facteurs influant le développement des plants pour que leur croissance soit optimale.

Mais cette culture en indoor nécessite un éclairage spécifique, qui doit fonctionner 24h/24 et 7j/7, ce qui est assez énergivore.

De plus, il faut rajouter du matériel de chauffage et de climatisation qui sont également nécessaires pour maintenir les températures adéquates et qui permet de faire circuler l’air pour éviter les moisissures.

Selon le rapport d’étude de l’article publié sur le site The Conversation :

Tous ces facteurs contribuent aux émissions de gaz à effet de serre.”

Mais ces émissions de gaz à effet de serre varient en fonction des États, comme par exemple les États situés à l’ouest du continent américain comme le Midwest, Alaska et Hawaï sont ceux qui ont montré les émissions les plus importantes.

Dans l’Est, elles atteignent ainsi 5,2 tonnes d’équivalent CO²/km de cannabis séché !

Ces différences s’expliquent parce que les climats ne sont pas les mêmes, et que les États où il est doux auront donc moins besoin de chauffage et de climatiseur, ce qui utilise donc moins d’énergie.

Des émissions sous-estimées ?

D’après les scientifiques, les émissions de CO² par portion de cannabis produite seraient plus élevées que celles de toutes les autres substances légales, dépassant ainsi celles de la bière, du vin, du café ou encore des cigarettes. Ces estimations pourraient cependant être encore sous-évaluées… C’est ce que révèle une étude, qui avait pris en compte l’impact des différents stades de production mais pas celui associé au stockage et à la transformation du produit. De plus, les chercheurs de cette étude se sont cantonnés uniquement à l’industrie légale du cannabis, et on omis celle faite illégalement, ce qui fausse donc le résultat.

Des solutions pour une culture moins polluante

Des solutions existent pour réduire cette empreinte, comme par exemple le fait de cultiver le cannabis dans des serres ou en extérieur pourrait aider à réduire les émissions de 46 et 96% respectivement. Ces techniques (greenhouse et outdoor) seraient les moins nocives pour l’environnement, mais cela dépend si des pesticides et des rodenticides chimiques sont utilisés pour protéger les plantes.

On peut également penser à l’utilisation d’un éclairage LED, qui pourrait également y contribuer, en utilisant un éclairage 100% artificiel, du chauffage, un système de ventilation et même des déshumidificateurs, mais les recherches restent à approfondir pour évaluer l’efficacité de ces méthodes.

Si le cannabis est cultivé à l’extérieur ou dans des serres sans lumière artificielle, l’impact sur l’environnement est très faible, mais c’est sans compter sur les producteurs illégaux, qui utilisent souvent la méthode de culture en intérieur pour se faire discrets, et qui n’utilisent pas le réseau d’électricité, mais qui préfèrent se tourner vers des générateurs diesel ou à essence pour éviter d’utiliser l’électricité du réseau et ainsi de susciter des soupçons liés à une hausse drastique de la consommation électrique.

Donc, ce qui est nocif pour l’environnement, ce n’est pas la culture du cannabis en soi, mais plutôt le fait qu’elle soit faite en masse, et parfois avec des méthodes énergivores. Changer quelques paramètres de ces cultures pourrait avoir un grand impact sur les émissions de CO² !

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